Emmanuelle Cosse et EELV (Europe Écologie Les Verts)

Après une jeunesse militante, c’est au sein du parti écologiste EELV que la carrière politique d’Emmanuelle Cosse démarre vraiment.

En novembre 2013, elle est élue secrétaire nationale des Verts. À cette date, elle est relativement inconnue, ce qui contraste avec les représentants habituels du parti comme Nicolas Hulot, Cécile Duflot ou Eva Joly.

Cosse-EELV-Les-Verts


Emmanuelle Cosse, une proche de Cécile Duflot

C’est une amie de Cécile Duflot, dont les convictions sont ancrées à gauche. C’est pour cela qu’en 2009, elle trouve en EELV « un lieu qui correspond à ses attentes et à sa manière de penser la politique » et prend donc sa carte chez les Verts.
Elle militera, entre autre, pour la transition énergétique et pour une redéfinition de la politique énergétique de la France.

Sous cette étiquette EELV, elle sera élue conseillère régionale d’Ile-de-France en 2010 puis deviendra vice-présidente chargée du logement, de l’habitat, du renouvellement urbain et de l’action foncière.


L’élection d’Emmanuelle Cosse à la tête d’EELV

Elle est ensuite élue à la tête du parti durant le congrès du parti de Caen, avec 55% des voix, en novembre 2013.
Lors de ce congrès elle déclarera ne pas être opposée à l’entrée des Verts au gouvernement mais qu’il n’est pas question de faire trop de concessions.
Elle s’exprimera assez radicalement à cette époque sur le sentiment national et se prononcera plutôt favorable à la dissolution de la France et des nations européennes dans une fédération européenne, donc contre l’État nation et le sentiment national.

Malgré une fusion avec les listes PS et Front de Gauche lors du deuxième tour des régionales de décembre 2015, elle sera battue par la liste de Valérie Pécresse (Front Républicain) mais sera plébiscitée comme présidente d’EELV au conseil régional d’Île-de-France.

Même si elle se défend d’être entrée au parti écologiste EELV pour faire carrière, force est de constater que son ascension au sein de l’organisation est fulgurante et qu’elle n’hésite pas à prendre position publiquement sur différentes plateformes Internet.


Fin de l’histoire entre Cosse et les Verts

Cependant, Emmanuelle Cosse va payer son entrée au gouvernement Valls de 2016 comme ministre du Logement et de l’Habitat Durable sans avoir préalablement consulté le parti EELV.
Elle est considérée comme démissionnaire par Europe Ecologie Les Verts et est donc exclue du parti.

Malgré cela, même nommée ministre, Emmanuelle Cosse maintient son opposition à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (NDDL).

Cependant après les départs de Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé et Denis Baupin en avril 2016 c’est un parti fragilisé que laisse Emmanuelle Cosse.